Mon professeur de français nous a donné trois articles autour d’un sujet populaire actuellement ici en France : la décision d'un cinema d'établir un 'premium' accès aux films. Tous les articles de la presse sont négatifs, mais deux d’entre eux sont plus cyniques.
Parmi les trois articles, c’est celui qui est le moins provocateur, mais il est toujours défavorable. Dans le premier paragraphe, l’article déclare que l’action de Pathé est ≪une véritable brèche dans l’idée d’un cinéma d’accès universel. ≫ Il parle aussi des réactions des journaux et des personnes face à cette nouvelle expérience. Le texte finit par une vive critique des propos tenus par l’entreprise.
L’auteur décrit le changement comme une invention, ou au moins comme un piège de marketing. Elle parle du système en donnant beaucoup de détails, comme les couleurs qui sont associées aux classes, ou la ≪jolie hôtesse≫ qui empêche les spectateurs ≪d’opérer un glissement stratégique≫, et on peut entendre de l’ironie dans sa description. L’article finit avec un jeu de mots parodiant les pubs de cinéma ≪Vous n’en reviendrez pas !≫, remplacé par ≪les spectateurs risquent aussi de ne pas revenir de l’augmentation...≫
Celui-ci est très intéressant pour moi parce que je suis américaine. Je n'avais en effet jamais associé la notion de classes au cinéma. (Je pense que les américains ont tendance à oublier les dynamiques de classe la plupart du temps.) En revanche, Goldman commence avec l'assertion, ≪le cinéma est avant tout un art populaire.≫ Elle s'identifie à la 'seconde classe' à la fin de l'article avec, ≪les fauteuils dit 'standards' ... nous obligeant à nous tordre le cou... pour voir le film≫. Parce qu’elle montre sa solidarité avec les masses, cette remarque semble prouver son soutien à l'idée que le cinéma - plutôt que d’être une illustration des divisions du 18ème arrondissement - devrait être une place pour tous.
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